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Applications collaboratives robotisées

Guide de prévention pour les fabricants et les utilisateurs

La Direction générale du travail publie un guide de prévention pour la mise en œuvre des applications collaboratives robotisées, élaboré avec l’appui de l’INRS. Trois questions à Jean-Christophe Blaise, responsable de laboratoire à l’INRS.

Qu’est-ce qu’une application  collaborative robotisée ?


C’est une application mettant en œuvre un robot  qui effectue des tâches complémentaires à celles réalisées par un opérateur dans un espace de travail partagé.  Il peut s’agir d’actions sur une même pièce, simultanées ou alternées, d’opérations réalisées sur des pièces différentes ou bien  des robots guidés à la main par l’opérateur. Dans le guide de la DGT, nous nous sommes concentrés sur le risque lié au contact entre l’homme et le robot dans le cadre de collaborations directes, c’est-à-dire lorsque l’opérateur et la machine travaillent simultanément sur une même pièce.

Quelle démarche adopter pour mettre en place une application collaborative robotisée ?


Le choix d’une telle application doit avant tout répondre à un besoin réel : l’accroissement de la performance industrielle ou l’amélioration de la qualité et des conditions de travail. La démarche de prévention s’appuie sur l’analyse de la situation de travail et prend en compte les gestes, les tâches à réaliser, l’environnement du poste de travail, les contraintes et les objectifs attendus. Deux points nécessitent une vigilance particulière. D’une part il faut prendre en compte le risque de contact entre le robot et l’opérateur pour éviter les chocs, écrasements, coupures…. D’autre part, il faut être vigilant quant à l’ergonomie : veiller à ce que la machine soit adaptée aux données morphologiques des opérateurs, faire en sorte que ces derniers aient un espace suffisant pour se mouvoir ou encore interdire que le rythme de travail soit déterminé par la machine.

Quelles mesures  de prévention ?


Quatre types d’éléments de sécurité peuvent être intégrés par le concepteur. Le premier est l’arrêt nominal de sécurité qui consiste à arrêter le robot lorsqu’un opérateur se trouve dans son espace de travail. Ensuite, il y a  le guidage manuel qui permet à l’opérateur de programmer facilement le robot ou au robot d'apporter une assistance physique à l'opérateur. Puis,  la surveillance de la vitesse et de la séparation permet de conserver une distance de sécurité entre l’homme et la machine. Enfin,  on peut limiter la puissance et la force afin que le contact soit sans danger. Ces quatre principes de mise en sécurité peuvent être combinés entre eux, et leur choix se fera en fonction des résultats de l'analyse de risques.

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Mis à jour le 21/11/2017