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Nettoyage en entreprise

Foire aux questions

Nettoyage ou désinfection ? Comment et quand nettoyer les locaux de travail ? Quels sont les risques liés aux produits de nettoyage ou aux produits de désinfection ? Quelles mesures de prévention ? Cette FAQ propose des réponses aux questions les plus souvent posées par les entreprises sur le nettoyage.

  • 1 - Pourquoi nettoyer les locaux de travail ?

    Le SRAS-CoV-2 ne se multiplie pas dans l'environnement, mais persiste de quelques heures à 6 jours en fonction du type de support, de l’humidité, de la température et de la charge virale initiale. La dose infectante (la quantité de virus pouvant entraîner une maladie) n'est à ce jour pas connue ; toutefois, on estime qu'il est possible de se contaminer en touchant des surfaces fraîchement contaminées (par des postillons d’une personne infectée ou par des mains contaminées), puis en portant les mains à la bouche, au nez ou aux yeux.

  • 2 - Quelle différence entre le nettoyage et la désinfection ?

    Le nettoyage, effectué par essuyage avec un produit contenant un tensioactif, permet d'éliminer les matières grasses, les poussières etc. Outre son activité de dégraissage des surfaces, le tensioactif peut également solubiliser les lipides de l'enveloppe du virus SRAS-CoV-2 et ainsi l'inactiver. Ces tensioactifs se trouvent dans les savons, les dégraissants, les détergents, les détachants, les lessives, les produits pour vaisselle habituellement utilisés.

    Lorsqu'elle est nécessaire, la désinfection est effectuée en complément du nettoyage. Elle se réalise avec des produits contenant au moins une substance testée pour sa capacité à diminuer de façon importante le nombre de micro-organismes présents au moment de l'opération. Pour qu'un produit puisse revendiquer une activité virucide, il doit répondre aux tests décrits dans la norme NF EN 14476.

    Des études ont mis en évidence que les substances suivantes avaient une activité contre les Coronavirus humains:

    • hypochlorite de sodium (eau de Javel) à 0,1 % de chlore actif
    • peroxyde d’hydrogène (eau oxygénée) à 0,5 %
    • éthanol à 70 %
    • isopropanol (ou butan-2-ol) à 70 %.

  • 3 - Quand nettoyer ou désinfecter (hors milieux de soins) ?

    La réponse (nettoyage ou nettoyage/désinfection) est proportionnelle au risque de contamination d'une surface. Ce risque s'évalue en fonction de l'affluence et de l'usage des surfaces :

    • plus l'affluence est grande, plus grand est le risque que la surface soit contaminée par des postillons d'une personne infectée (symptomatique ou non) ;
    • plus la surface est touchée, plus grand est le risque que la surface soit contaminée par les mains contaminées des personnes infectées ou non.

    Lorsque les surfaces présentent un risque faible de contamination par le SRAS-CoV-2, les locaux sont entretenus quotidiennement avec les produits de nettoyage habituels. Ces opérations sont faites en respectant les préconisations indiquées dans la brochure INRS ED 6347.

    Les surfaces présentant un risque de contamination par le SRAS-CoV-2 jugé plus important (rampes d’escalier, poignées de portes, interrupteurs, boutons d’ascenseur, écrans tactiles, combinés de téléphone, appareils de paiement, comptoir d’accueil, sanitaires…) sont traitées spécifiquement plusieurs fois par jour par frottement avec des lingettes imbibées de produits contenant un tensioactif ou un tensioactif plus une substance à la concentration reconnue pour inactiver le virus (voir question n°2).

    Dans le cadre de bureaux partagés, s'il n'est pas possible de dédier un bureau par personne, des lingettes pré-imbibées, ou à imbiber de produits compatibles avec les surfaces, peuvent être mises à disposition pour les claviers, souris, téléphones…

    Lorsque les surfaces sont jugées très contaminées par le SRAS-CoV-2, une opération de désinfection peut être effectuée en plus du nettoyage. Cette opération se fait à l'aide d'un désinfectants répondant à la norme NF EN 14 476, en suivant un protocole particulier tel que décrit dans la brochure INRS ED 6188.

  • 4 - Quels sont les risques liés aux produits de nettoyage ?

    Les produits de nettoyage préconisés pour l’entretien des surfaces sont principalement des détergents aqueux, dont les ingrédients essentiels sont des agents tensioactifs permettant de disperser les corps gras dans l’eau. En complément, les détergents aqueux peuvent contenir :

    • des agents chélatants (EDTA, acide citrique, par exemple),
    • des agents de solubilisation (alcools, éthers de glycol, par exemple) ;
    • des agents conservateurs,
    • des colorants,
    • des parfums…

    Les détergents aqueux sont généralement des produits irritants. La sévérité des symptômes en cas de contact accidentel avec la peau ou les yeux dépend de la concentration des produits et de la durée de contact. Le contact répété avec le détergent dilué entraîne la dissolution de la barrière lipidique de la peau, ceci peut provoquer une sécheresse, des rougeurs, des irritations. Dans les cas les plus extrêmes, des lésions de type « crevasses » peuvent apparaître.

    Les agents conservateurs, tels que les isothiazolinones, les colorants et les parfums présents dans ces produits peuvent également être à l’origine de réactions allergiques cutanées ou respiratoires.

  • 5 - Quels sont les risques liés aux produits de désinfection ?

    Les solutions concentrées d'hypochlorite de sodium (extrait de javel, par exemple) sont corrosives et oxydantes : elles peuvent entraîner des lésions très graves en cas de contact avec la peau ou les yeux. Diluées aux concentrations habituelles d’utilisation, les solutions d’hypochlorite de sodium restent irritantes pour les yeux.

    Le contact de l’hypochlorite de sodium avec une solution acide (un détartrant, par exemple) entraîne un violent dégagement de chlore, gaz toxique qui peut provoquer une forte irritation bronchique voire un œdème aigu pulmonaire d'apparition parfois retardée. Avec l'ammoniaque ou les amines organiques, l’hypochlorite de sodium forme des chloramines, très irritantes pour les yeux et les voies respiratoires.

    Les solutions d’hypochlorite de sodium peuvent également être à l’origine de réactions très vigoureuses (projections, dégagement gazeux, dégagement de chaleur) avec des composés comme par exemple le peroxyde d’hydrogène ou l’éthanol.

    Les dangers principaux associés au peroxyde d'hydrogène sont d'une part, son fort caractère oxydant et d'autre part, sa corrosivité. Aux concentrations habituelles d’utilisation, les solutions de peroxyde d’hydrogène sont irritantes pour les yeux.

    Le peroxyde d’hydrogène peut réagir vigoureusement (projections, dégagement gazeux, dégagement de chaleur) avec certains solvants, dont les alcools, ou avec d’autres oxydants plus puissants tels que l’hypochlorite de sodium.

    En tant que virucide, l’isopropanol ou l’éthanol sont utilisés à forte concentration. Un mélange des deux substances est également proposé. La concentration totale de ces alcools est généralement supérieure à 60%, en masse du produit désinfectant. A ces concentrations, ces deux substances sont dégraissantes : en cas d’application répétée sur la peau, elles dissolvent la barrière lipidique de la peau en entraînant une sécheresse, des rougeurs, des irritations ; dans les cas les plus extrêmes, des lésions de type « crevasses » peuvent apparaître.

    L’éthanol et l’isopropanol sont aussi des dépresseurs du système nerveux central bien connus. Notamment lors de fortes expositions par inhalation, des effets narcotiques, un engourdissement, des maux de tête peuvent apparaître, ceux-ci s’accompagnant généralement d’une irritation des yeux et des voies respiratoires. L’inhalation de concentrations élevées d’isopropanol, en particulier, peut entraîner des effets narcotiques très sévères. Le recours, même de façon intensive (milieu de soins), à la désinfection des mains par friction hydroalcoolique , n’entraîne pas des niveaux d’exposition capables de provoquer ces effets neurologiques, ce qui n'est pas le cas si ces produits sont appliqués sur les surfaces.

    L’éthanol et l’isopropanol sont incompatibles avec les oxydants forts tels que les solutions concentrées d’hypochlorite de sodium ou de peroxyde d’hydrogène.

    Il faut également garder à l’esprit que les désinfectants à base d’éthanol ou d’isopropanol sont des liquides facilement inflammables et susceptibles d’être à l’origine ou d’alimenter un incendie.

  • 6 - Quelles mesures de prévention suivre avec les produits de nettoyage ?

    Un protocole de nettoyage doit être établi afin de définir les zones, la périodicité et les moyens mis en œuvre en respectant strictement les indications du fournisseur du produit (concentration, matériel d’application, technique d’application, temps de contact…).

    Le produit de nettoyage doit être choisi en fonction du type de salissure à éliminer, de la nature de la surface à nettoyer et des risques auxquels il peut exposer en raison de ses propriétés physico-chimiques et de son mode d’application. L’étude des fiches de données de sécurité et des fiches techniques des produits doit permettre de sélectionner le produit et le mode opératoire les moins dangereux possibles et les plus adaptés.

    Les modes opératoires minimisant les contacts avec les produits et la mise en suspension des particules doivent être privilégiés. Le recours aux pulvérisateurs doit être évité. Il est recommandé d'imbiber la lingette ou la bande du balai avec le produit pour limiter la formation d’aérosols.

    Les conditionnements doivent être adaptés aux opérations et, si une dilution doit être effectuée, des systèmes de dosage sans transvasement (centrale de dilution, pompes doseuses, unidoses à diluer...) permettent d’éviter les éclaboussures.

    Ces mesures de prévention collective doivent être complétées par le port de protections cutanées. La tenue de base comprend un vêtement de travail à manches et jambes longues, des chaussures couvrantes fermées, des gants épais offrant une protection contre le produit manipulé. Cette tenue doit être complétée le cas échéant en fonction des recommandations fournies dans la fiche de données de sécurité (FDS) et des risques d’exposition identifiés (par exemple des lunettes de protection ou un écran facial s’il existe un risque de projection vers le visage, notamment lors de la dilution du produit…). Les vêtements de travail et les équipements de protection doivent être changés dès qu’ils présentent un signe de détérioration (risque de passage du produit).

    Enfin, les opérateurs en charge du nettoyage doivent être formés et informés sur la procédure ainsi que sur les risques et les mesures de prévention inhérentes.

  • 7 - Quelles mesures de prévention suivre avec les produits désinfectants ?

    Quand une telle intervention s’avère nécessaire, un protocole de désinfection doit être établi afin de définir les zones, la périodicité et les moyens mis en œuvre respectant strictement les indications du fournisseur du produit (concentration, qualité de l’eau de dilution, température, matériel d’application, technique d’application, temps de contact…).

    Le désinfectant doit être choisi, d’une part, en fonction de son efficacité contre le ou les micro-organismes ciblés et de sa compatibilité avec les surfaces à désinfecter et, d’autre part, en fonction des risques auxquels il peut exposer en raison de ses propriétés physico-chimiques et de son mode d’application. L’étude des fiches de données de sécurité et des fiches techniques des produits doit permettre de sélectionner le produit et le mode opératoire les moins dangereux possibles et les plus adaptés.

    Les modes opératoires minimisant les risques de contact et d'inhalation doivent être privilégiés. La ventilation des locaux à désinfecter doit permettre d’éviter l’exposition par inhalation des opérateurs au produit désinfectant. Les conditionnements doivent être adaptés aux opérations et, si une dilution doit être effectuée, des systèmes de dosage sans transvasement (centrale de dilution, pompes doseuses, unidoses à diluer...) permettent d’éviter les éclaboussures.

    Par ailleurs, certains produits désinfectants étant inflammables, toutes les sources d’inflammation présentes dans le local doivent être éliminées.

    Ces mesures de prévention collective doivent être complétées par le port de protections cutanées. La tenue de base comprend un vêtement de travail à manches et jambes longues, des chaussures couvrantes fermées, des gants épais offrant une protection contre le produit manipulé, voire des lunettes de protection ou un écran facial s’il existe un risque de projection vers le visage. Cette tenue peut être adaptée suivant le contexte de la désinfection (agro-alimentaire, électronique…) et doit être complétée en fonction des risques d’exposition identifiés. Les vêtements de travail et les équipements de protection doivent être changés dès qu’ils présentent un signe de détérioration (risque de passage du produit).

    En dehors de son utilisation, le désinfectant doit être conservé dans un local adapté. Les conditions de stockage sont définies à l’aide de la fiche de données de sécurité du produit.

    Enfin, les opérateurs en charge de la désinfection doivent être formés et informés sur la procédure ainsi que sur les risques et les mesures de prévention inhérentes.

  • 8 - Quelle concentration d'eau de javel utiliser pour détruire le SRAS-CoV-2 ?

    Le chlore actif de l'eau de javel se fixe sur les micro-organismes et les détruit. Si une surface n'est pas préalablement nettoyée, le chlore actif se fixe sur la matière organique et n'est plus disponible en quantité suffisante pour atteindre le niveau de désinfection recherché. Le nettoyage des surfaces avant toute opération de désinfection est donc impératif.

    L'eau de javel a une activité virucide à partir de 0,1% de chlore actif sur des surfaces préalablement nettoyées.

  • 9 - Qu'est-ce que la désinfection des surfaces par voie aérienne (DSVA) ?

    La désinfection des surfaces par voie aérienne (DSVA) n'est pas un procédé de désinfection de l'air.

    La DSVA ne se pratique pas dans les milieux autres que les salles propres ou les laboratoires.

    Il s'agit d'une désinfection des surfaces se réalisant hors présence humaine, à l'aide d'un automate pulvérisant un produit désinfectant. Le couple appareil-produit doit répondre à des tests décrits dans la norme NF T72-281 pour revendiquer une activité sur les micro-organismes.

    La DSVA comporte plusieurs étapes qu'il est important de respecter (voir ED 6188) :

    • Ranger la pièce, pour limiter l'encombrement et rendre toutes les surfaces accessibles au produit. Nettoyer et désinfecter puis sortir de la pièce le matériel électronique (ordinateur) avant la DSVA.
    • Nettoyer au préalable les surfaces horizontales et verticales.
    • Rendre parfaitement étanche les locaux (ruban adhésif), ce qui implique de couper les systèmes de ventilation.
    • Respecter le temps de contact préconisé par le fabricant.
    • Remettre la ventilation en marche pour évacuer le produit avant l'entrée du personnel dans le local. La personne chargée de cette tâche doit porter des vêtements de protection, des gants, des lunettes de protection et un appareil de protection respiratoire adapté aux produits utilisés.
  • 10 - Quels sont les recommandations concernant l’usage des appareils à vapeur ?

    Les dispositifs de désinfection par la vapeur (DDV) utilisés pour lutter contre le SARS-CoV-2 doivent revendiquer une activité virucide en milieu de la santé humaine, selon la norme NF T72-110 (mars 2019) "Procédés de désinfection des surfaces par la vapeur avec ou sans contact - Détermination de l'activité bactéricide, fongicide, levuricide, sporicide et virucide incluant les bactériophages".

    L’efficacité du DDV dépendant de nombreux facteurs (pression, température, type d'accessoire, distance entre l'accessoire et la surface à traiter, vitesse de passage), il appartient au fabricant de préciser les limites et précautions d’utilisation et de veiller à ce que les utilisateurs aient été correctement formés à l’utilisation du DDV dans les conditions d’application recommandées.

    Concernant les défroisseurs de textiles utilisant la vapeur, il n'existe aucun protocole (température, type d'accessoire, distance entre l'accessoire et la surface, vitesse de passage) permettant de revendiquer une activité biocide de ces appareils. Une incertitude subsiste également sur la capacité de la pression de vapeur émise par les défroisseurs à mettre en suspension dans l'air les micro-organismes potentiellement présents sur les surfaces.

  • 11 - Comment nettoyer les moquettes ?

    Selon l'évaluation des risques de contamination des surfaces par le SRAS-CoV-2, différents moyens peuvent être employés.

    En présence d'un risque faible de contamination, le dépoussiérage peut être effectué au moyen d'un aspirateur équipé d'origine d'un filtre HEPA (High efficiency particulate air) retenant les micro-organismes de l'air rejeté par l'aspirateur.

    En présence d'un risque de contamination important, il convient de dépoussiérer les moquettes à l'aide d'un aspirateur de classe H (selon la norme IEC 60335-2-69) muni d'un filtre HEPA.

    Si besoin, les moquettes sont nettoyées avec un produit contenant un tensioactif au moyen d'une shampouineuse munie d’un dispositif limitant les projections.

  • 12 - Comment nettoyer les vêtements de travail ?

    Le risque de contamination des vêtements par le SRAS-CoV-2 augmente avec le nombre de personnes, éventuellement porteuses du virus, approchées à moins d'un mètre et avec le temps passé à proximité d'elles.

    Les vêtements de travail fournis par l'employeur sont entretenus par ce dernier, qui a établi un contrat avec une blanchisserie industrielle ou qui dispose de lave-linges dédiés à cet usage. A défaut, l'employeur peut proposer une indemnité pour l'entretien des vêtements par le salarié. Dans ce cas, les vêtements contaminés doivent être amenés au domicile dans un sac en plastique et lavés séparément des vêtements de la famille.

    Les vêtements jugés contaminés par le SRAS-CoV-2 sont nettoyés à 60°C avec une lessive. Les vêtements techniques ne pouvant pas supporter une telle température peuvent être lavés à 40 °C avec une lessive.

  • 13 - Comment éliminer les déchets (lingettes, masques…) utilisés en entreprise dans le cadre de la pandémie COVID-19 ?

    Hors milieu médical ou prise en charge d'un patient COVID-19, les déchets sont placés dans un sac en plastique fermé, lui-même placé dans le sac des déchets ménagers. Il convient de s’assurer du ramassage régulier des poubelles.

  • 14 - L’installation de tunnels de désinfection à l’entrée des locaux de travail présente-t-elle un intérêt ?

    Des dispositifs de pulvérisation des personnes avant leur entrée sur leur lieu de travail sont actuellement proposés dans l’objectif d’inactiver les particules de SARS-CoV-2 éventuellement présentes sur elles et ainsi d’éviter une contamination des locaux et installations de travail.


    De tels dispositifs peuvent exposer les personnes à des risques.

    En effet, un désinfectant agit sur un virus en modifiant ou en détruisant sa structure. A partir du moment où une substance est capable d’interagir avec des constituants d’organismes vivants, elle peut également avoir un effet sur les cellules du corps humain et entraîner des effets néfastes sur la santé (voir « Nettoyage en entreprise » Question n°5 « Quels sont les risques liés aux produits de désinfection ? » ).


    Par ailleurs, l’efficacité d’une désinfection dépend de plusieurs paramètres, dont :
    - l’état de propreté de la surface – la surface à désinfecter doit être parfaitement nettoyée, afin que la substance active soit totalement dirigée vers les micro-organismes visés et non captée par les salissures présentes sur la surface ;
    - l’application du désinfectant sur l’intégralité de la surface ;
    - le temps de contact ;
    - la température ;
    - …


    Enfin, si une personne est infectée par le SARS-CoV-2, une désinfection de surface ne l'empêchera pas d'émettre des particules virales (voir « COVID-19 et entreprises » Question n°1 « Quels sont les modes de transmission du COVID-19 ? » ).


    Ainsi, la prévention de la transmission du SARS-CoV-2 passe avant tout par la mise en place et le strict respect de mesures organisationnelles et d’hygiène (mesures « barrière »).
     

  • 15 - Quels sont les risques liés à la désinfection par UV-C ?

    Les lampes dites « germicides », rayonnement UVC (à la longueur d’onde de 254 nm), sont largement utilisées en milieu hospitalier, dans les laboratoires mais aussi pour le traitement de l’air, de l’eau ainsi que dans l’industrie agro-alimentaire. 

    Face à la pandémie de Covid19, les fournisseurs font une promotion forte de ces lampes UV-C. Plusieurs études internationales sont en cours pour déterminer les doses H de rayonnement (éclairement énergétique reçu par le virus X temps d’exposition) nécessaires à la destruction du SARS-COV-2.

    S’agissant de la désinfection des locaux, ce système nécessite que toutes les surfaces soient : 

    • exposées au rayonnement direct, il n’y a pas d’effet derrière une paroi ou en dessous d’un meuble par exemple,
    • nettoyées préalablement, le virus pouvant être protégé des rayons par les salissures. Attention cependant, certains produits de désinfection comme les produits chlorés peuvent se décomposer sous l’action des UV en produits secondaires susceptibles d’être nocifs pour la santé (chlorites, chlorates etc.). De plus, les lampes UV peuvent émettre de l’ozone.

    A noter : certains matériaux transparents tels que le verre ou le polycarbonate, utilisés notamment pour protéger les salariés des commerces, ne sont pas transparents aux UV-C. Les surfaces éclairées au travers de vitres ou de certains écrans de protections ne sont pas désinfectées.

    Pour les personnels exposés au rayonnement UV-C, les risques pour la santé sont importants.

    Au niveau de la peau : « coup de soleil » allant du simple érythème à des lésions plus importantes. 
    Au niveau des yeux : inflammation de la cornée et la conjonctive (kérato-conjonctivite se traduisant par une impression de sable dans les yeux).
    Afin de protéger le personnel, le code du travail fixe des Valeurs Limites d’Exposition (VLE).
    Une exposition de quelques minutes de la peau ou des yeux à 1,5m d’une lampe standard (15w = fréquemment rencontrée sur le marché) amènerait à un dépassement de la VLE journalière.

    En conséquence :

    • l’acheteur doit s’assurer de la conformité CE de l’appareil émettant des UV-C, qui comprend, entre autres, un marquage obligatoire de l’appareil avertissant des dangers, et une notice d’instruction en français,
    • ces lampes doivent être mises en services par des personnels avertis,
    • elles ne doivent jamais être en fonctionnement en présence de personnel dans le local (mise en œuvre d’un dispositif de coupure du fonctionnement quand une porte du local est ouverte). 
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Mis à jour le 16/09/2020